CHAPITRE XXX1

LE CHAMPAGNE

Les enfants quittent la maison l'un après l'autre. Lyne a marié Raymond Tanguay le 27 mai dernier. Ils veulent des enfants et déjà, ils espèrent que la cigogne se manifestera pour eux comme elle l’a fait pour Carole et son timide François. Ils sont devenus parents d'un beau gros garçon qu’ils ont appelé Brunot.

On prépare les fiançailles de France et Jacques, pour le mois de décembre! Une année s'est écoulée depuis leur première rencontre et leur amour n'a fait que grandir.

Le bonheur de France est grand. Elle aime Jacques et elle a atteint son objectif; elle a enfin trouvé un emploi comme secrétaire dans un bureau d'architecte.

Au début elle a eu de la difficulté à prendre de la dictée. Son patron lui a suggéré d'apprendre la sténographie, ce qu'elle a fait en cours du soirs. Ses problèmes ne se sont pas  réglés pour autant; son français défaillant constitue tout un obstacle à surmonter. Avec l'aide des dictionnaires Quillet et d'un patron compréhensif, elle peut maintenant produire de beaux travaux.

Le 16 juin 1962, c'est le jour de leur mariage.

France ressent une grande émotion lorsque, accompagnée de son père, elle fait son entrée dans l'église. La main tremblante, posée sur le bras de sa fille, Xavier sanglote doucement lui aussi. Tous les deux s'avancent vers l'autel où Jacques, rayonnant de joie est déjà arrivé.

La journée est assombrie par le décès de grand-père Adrien Nadon, le jour précédent. 

France aimait son parrain. La dernière fois qu'elle l'a vu, c'était au tout début du printemps. Est-ce qu'il savait déjà, à ce moment là, qu'il serait absent le jour du mariage de sa filleule? Il lui avait donné son cadeau de mariage. Il était venu passer quelques jours chez sa fille Hélène. Assis dans la cour, grand-papa était heureux. Les écureuils montaient le long de ses bras pour venir manger les arachides en écailles qu'il plaçait sur ses épaules. Résident de la rue DeLanaudière, au centre ville, le nord de la ville représentait la campagne. Adrien est allé retrouver son épouse, grand-mère Nadon, morte quelques années plus tôt, d'une tumeur au cerveau. Elle n'avait que cinquante neuf ans. France avait eu beaucoup de peine de perdre sa marraine.

L'exposition de grand-père au salon mortuaire  complique la situation   pour les membres de la famille. Les invités évitent d'en parler pour ne pas attrister ce jour de grand bonheur. Seul l’oncle Jim s’est échappé; il a dit à France qu'après son mariage, il ira au salon mortuaire. Sur le moment, cela l’attriste, mais, dès l’invitation de son mari à venir danser, elle oublie son chagrin. Le bonheur envahit son coeur aujourd'hui.

Après tant de préparatifs, la cérémonie du mariage et la réception se passent rapidement, et déjà le moment est venu de quitter la salle du buffet pour leur voyage de noces.

 La nervosité s'empare de France lorsqu'elle quitte la maison, accompagnée de la parenté qui les reconduit à la gare Centrale. La pensée qu'elle devra ce soir dévoiler sa nudité à son mari lui fait peur. Est-ce qu’il sera satisfait lorsqu'il la verra nue?

Est-ce qu’il la trouvera belle? Elle ne veut pas le décevoir. Elle n'est pas sûre d'elle; on lui a rarement fait des compliments sur son anatomie et, depuis son enfance à l'école avec les religieuses, elle est complexée. En même temps, elle a hâte d'être près de Jacques, de se donner à lui pour toujours.

Jacques se sent, lui aussi, très nerveux. Il devra être tendre avec sa jeune épouse. Selon les conseils donnés par son beau-père Xavier: "France est une petite perle que l'on doit manipuler comme un joyau précieux". Saura-t-il le faire? Il n'a pas beaucoup d'expérience avec les femmes.

Une fois installés dans la petite chambre réservée par Jacques, ils peuvent enfin jouir du bonheur d'être mari et femme. Dans les bras l'un de l'autre, assis sur la banquette, le voyage se déroule rapidement...

L’anxiété de France grandit. Le moment d'une première relation amoureuse approche; comment fera-t-elle? Posera-t-elle les bons gestes?

Elle n'y connaît rien, elle n'a jamais fait l'amour avant. Sa mère lui a donné des conseils..."cela viendra tout seul; ne t’inquiète pas, la nature arrange les choses. Moi, c'était pareil. Je ne connaissais rien des relations sexuelles et, tu vois, j'ai eu sept enfants". France aurait aimé que sa mère la rassure. Le cours de préparation au mariage a laissé toute la place à son imagination. La psychologie y avait été bien expliquée, mais la technique des relations amoureuses...

Le train s'arrête, le voyage se termine. Ils sont au Lac Beauport près de Québec, lieu de leur destination.

Jacques prend les bagages et tous les deux se dirigent vers la gare. Une voiture envoyée par le Chateau du Lac Beauport les attend. Le chauffeur sort de la petite camionnette et vient à leur rencontre. Jacques comprend à sa démarche chancelante qu'ils seront conduis vers l'hôtel par un chauffeur ivre. Il sait que sa jeune épouse est nerveuse et ne veut pas augmenter sa nervosité. Il lui cache sa découverte et tous les deux, confiants, s'installent dans la camionnette. Tout en étant attentif à l'endroit de France, il surveille l'indicateur de vitesse du coin de l'oeil.

C'est à la brunante qu'ils arrivent sains et saufs à leur destination. Jacques se félicite d'avoir gardé pour lui ses craintes sur les capacités du chauffeur à conduire sans provoquer d'accident.

Comme sur la carte postale, l'auberge est ravissante. De style suisse, entourée de fleurs, sa structure de bois blanc est enjolivée de petites fenêtres en façade. Elle est bien accueillante. Le lac, tout près, reflète le coucher du soleil. Les amoureux s'empressent de monter à leur chambre.

Ils sont attendus pour le souper et, lorsque qu'ils se présentent à la salle à dîner, le buffet préparé pour eux a beau être appétissant, ils n'ont pas faim. L'anxiété les habite et, tout de suite après le repas, ils décident de retourner à leur chambre.

Le forfait "Lune de Miel" qu'ils ont choisi leur donne droit  à une "bouteille de champagne", à leur arrivée.

En attendant, Jacques suggère de s'asseoir sur la galerie et d'admirer le paysage. Parlant peu, heureux, ils se tiennent collés l'un à l'autre et... ont très hâte qu'on vienne porter la "bouteille de champagne".

Mais... l'attente est longue de cette maudite bouteille qui les prive de leur lit et de leur intimité. Sans se l'avouer, ils ont peur d'aller se coucher, de crainte que l'on frappe à la porte et les surprenne au lit ensemble. Donc... Ils attendent la bouteille qui ne vient toujours pas.

Las d'attendre, Jacques téléphone à la réception. Il apprend qu'il faut aller  chercher la bouteille de champagne. S'il avait su, cela fait longtemps qu'il y serait allé!

France est contente; pendant son absence, elle pourra se préparer pour la nuit.

À peine son "mari" a-t-il quitté la chambre, qu'elle s'empresse d'enlever son tailleur beige et son jupon de soie blanc, pour enfiler sa chemise de nuit en nylon et dentelle rose.

Lorsque Jacques revient, avec le fameux "champagne", il est ébloui de voir sa femme vêtue comme une princesse des Mille et une nuits. Son vêtement transparent laisse deviner les courbes généreuses de son corps, se mouvant avec grâce, excitant son désir sexuel.

Timidement, il prend son pyjama bleu et, pudiquement, s'enferme dans la salle de bain pour se déshabiller. Lorsqu'il en sort, France y entre pour aller "se laver les dents", lui dit-elle. La porte qu'elle a laissée entr'ouverte lui permet d'observer son mari. Assis sur le bord du lit, il l'attend.

Elle le voit se lever et aller vers le champagne. Son pyjama de satin qui moule ses fesses et ses cuisses, bouge au rythme lent de ses mouvements. Comme il a l'air doux et fort! France brûle du désir de se retrouver près de lui.

-France as-tu fini de te laver les dents? Viens près de moi; nous allons ouvrir la bouteille, lui dit Jacques doucement.

France n'attendait que son invitation. Nue sous sa jaquette de nylon, amoureuse, frémissante, elle s'approche de son mari.

Il fait sauter le bouchon du champagne, en verse deux coupes, et lui tend un verre en déclarant :

-À ma petite France chérie, que j'aime de tout mon coeur et que j'aimerai toute ma vie!

-Jacques, je t'aime beaucoup moi aussi! Dit une petite femme émue par la déclaration solennelle de son mari.

D'un trait les verres se vident et... en un rien de temps, la bouteille est finie. Étourdis d'amour, grisés par le champagne, envoûtés par le désir, l'hésitation et la timidité s'envolent et tous les deux se retrouvent enlacés sur le lit, nus, se découvrant, se caressant avec volupté, douceur et bonheur. Tout leur est maintenant permis; ils sont mariés! C'est avec la bénédiction de Dieu et de leurs parents qu'ils sont ensemble. La conscience en paix, ils laissent libre cours à la fougue de leur jeunesse.

France n'a jamais vu d'homme nu de sa vie. La virilité de son mari la surprend et l'inquiète; c'est la première fois pour elle. Jacques manque d'expérience, lui aussi. Avec amour et patience, ce n'est qu'aux premières lueurs du matin qu'ils se retrouvent unis pour la vie!

Comme la semaine de leur voyage de noces a passé vite! Ils sont heureux d’arriver "chez eux" dans leur nouveau logement. Xavier, le père de France est venu en leur absence. Il leur a fait une surprise, le réfrigérateur et le garde manger sont remplis de nourriture!

Déjà le mois de juillet. Les amoureux décident de faire du camping. Ils retournent à l'endroit où ils se sont connus; l’Auberge de Jeunesse de Ste-Anne-des-Lacs. Ils installent leur tente près du petit lac, à côté de l’auberge.

Comme ils n'ont pas d'auto, ils s'y rendent chaque fin de semaine, sur le pouce. Le sac que Jacques porte au dos contient tout ce dont ils ont besoin pour la fin de semaine, même leur petite tente française André Jamet. Ils ne sont pas exigeants, la nature leur fournit le décor essentiel à leur amour, les montagnes, le ciel bleu (ou gris, qu'importe) et le petit lac privé. Qu'ils sont heureux les nouveaux mariés!

Jacques est amateur de chasse au canard et il s'est promis d'y amener sa nouvelle épouse, cette année. À l'ouverture de la chasse au mois de septembre, les chasseurs sont excités et parfois négligents; le risque d'accident est donc plus grand. Il a attendu le mois d'octobre avant d'inviter France qui ne connaît rien à la chasse. Aussi, elle a beaucoup de questions à poser lorsque, à trois heures du matin, Jacques la réveille et lui dit de se préparer.

Il a emprunté des salopettes de chasse à son ami et chaussé de gros bas de laine dans ses bottes de caoutchouc. Il a revêtu un coupe-vent en nylon doublé de laine, avec un capuchon; on le dirait prêt pour une tempête de neige!

-Dis Jacques, moi je n'ai que des jeans et mon chandail sous mon "K-Way", est-ce que j'aurai assez chaud?

Jacques croit sincèrement que, s'il est vêtu de cette manière, ce n'est que pour rassurer le canard qui ne verra que la couleur verte de son accoutrement. Lui, il doit se tenir debout et être prêt à tirer de son douze. Il se dit que France restera assise sur le banc, et que leur cache recouverte de cèdre pourra l'isoler du froid et l'éloigner de la vue des canards. Il rassure sa jeune femme en lui disant:

-Ne t'inquiète pas mon ti-minou, moi j'aurai trop chaud et toi tu seras juste assez bien.

Ils sont prêts, ils sortent du petit motel en silence et se dirigent dans la nuit vers la chaloupe. Jacques part le moteur à petite vitesse et donne quelques conseils à sa femme.

-Faisons le moins de bruit possible, essayons d'être silencieux, ainsi nous pourrons entendre les canards qui se promènent autour de la chaloupe.

- France, dès que la clarté apparaîtra, les canards lèveront dans le ciel et tu verras alors un nuage de canards s'envoler; tu verras comme c'est beau!

France, assise au fond de la chaloupe, frisonne; il fait très froid! Le vent passe sous son léger coupe-vent et transperce son chandail. Ses jeans sont glacés. Elle grelotte... mais... amoureuse, elle ne dit rien. Elle ne veut pas gâcher cette expédition et, comme son mari lui a suggéré, elle écoute.

-Jacques, c'est vrai, j'entends les canards qui nasillent! On les dirait avec nous!

Leur chaloupe à moteur se promène dans les marais. Jacques connaît le chemin et, de temps en temps, il écarte des plantes d'eau pour avancer. France n'y voit rien encore mais l'attente de la passe du matin l'excite et lui fait oublier qu'elle est transie de froid.

Voyant venir l'aurore, son mari arrête le moteur et se prépare pour le défi que lui lanceront les canards. Debout, l'arme à la main, il attend. Comme il l'avait prédit, un nuage de canards siffle et passe au-dessus d'eux; pour le narguer peut-être?

Les canards ont beaucoup de chance. Jacques n'a pas tiré. Il ne fait pas encore assez clair. Il explique à France:

-Ils n'ont pris aucune chance; ils volent très haut; leur instinct les protège des chasseurs.

Cette fois, il en voit quatre juste au-dessus de leur tête. Il tire un coup de son douze. Une légère pression du fusil sur son épaule le fait bouger et ébranle la chaloupe. France sursaute, se bouche les oreilles, grimace et attend un second coup qui ne vient pas. Jacques a descendu un canard  et ils ont bien entendu le clapotis produit par sa chute, un peu plus loin. Il part le moteur pour aller le chercher en même temps qu'il donne déjà à France une recette de cuisson pour un canard au bacon!

Le soleil s'est enfin levé! France apprécie son rayonnement qui réchauffe ses os. Jacques en ressent aussi les bienfaits; il finit par enlever son manteau.

-France, tu veux t'approcher;  j'aimerais te montrer quelque chose.

Debout à son tour, elle avance vers son mari qui veut lui montrer comment on tient un fusil de chasse.

Voir sa femme si jolie dans son chandail vert, le soleil dans ses cheveux, le bonheur dans ses yeux éveille, chez lui, le désir! Faire l'amour dans une cache de canard sur la rivière, c'est son fantasme. Il attire son épouse vers lui.

-Tu es bien amoureux! Tes mains me réchauffent, elles sont chaudes, elles sont douces... embrasse-moi Jacques!

Jacques pose ses lèvres sur les siennes et doucement caresse ses reins. Ses mains se promènent sur ses hanches, sur sa taille. Il défait la boucle de ses jeans. France, d'une main, pousse son pantalon dans le fond du bateau. Elle ne porte plus maintenant que son collant noir et son chandail.

Les mains de Jacques sur sa poitrine augmentent les battements de son coeur; elle tremble d'impatience.

-Tu as froid mon trésor. Laisse moi continuer à te réchauffer, lui dit-il dans un souffle ardent de désir.

France, à son tour, enlace Jacques et ses mains glissent sur sa taille, sur ses fesses; elle le caresse doucement et ils oublient qu'ils sont sur le lac, en plein jour. La chaloupe chambranle; ils ne s'en rendent pas compte. Leur jouissance domine leur conscience.

Doucement, il abaisse le collant de sa femme qui frisonne, non plus de froid, mais d'amour. Il effleure son ventre, ses caresses deviennent insupportables. France le supplie de venir la rejoindre dans ce labyrinthe de jouissance et, cette chose si douce, si ferme, se glisse en son intérieur. Appuyé sur le coussin de cèdre qui recouvre la grande chaloupe, elle bouge au rythme saccadé de son mari. Ils ne font plus qu'un. Les murmures d'amour ont remplacé le gloussement des canards. Leurs corps unis dans une chaleur intense, leur plaisir atteint le paroxysme du bonheur!

Le bruit d'un moteur se fait entendre. Ils se séparent et replacent leurs vêtements en vitesse. Une chaloupe de chasseurs de canards s'approche!  

-Jacques, une chance que nous avons entendu ce moteur; regarde plus haut...

France voit un hydravion qui approche d'eux.

Cinq mois et demi que France est mariée... elle attend déjà son premier enfant.

Le 5 mai 1963 à minuit vingt cinq, est né leur petit garçon, Jean.

Elle a trouvé cela difficile de mettre un enfant au monde. Elle s'est inquiétée. Son médecin est arrivé en retard et le petit Jean a devancé l'heure prévue. Elle a dû recevoir des points de suture. À son réveil, elle a honte d'avoir crié si fort. Jacques est près d'elle, des larmes de joie sur les joues, si heureux d'être père. Sa souffrance est déjà chose du passé.

Ils feront baptiser l'enfant dès sa sortie de l'hôpital. Les parents de Jacques seront parrain et marraine. Quel bonheur les amoureux vivent en ce moment!

Avec ce nouveau venu dans la famille, le revenu de Jacques, de soixante-cinq dollars par semaine, n'est plus suffisant. Ils arrivent à peine à boucler le budget. Souvent, faute d'argent, ils achètent de la nourriture à crédit à la petite épicerie du coin. Une solution est envisagée: France ira travailler. Mais qui gardera Jean? Hélène ne peut pas. Sa santé est fragile et elle a encore des jeunes près d'elle. Yvette Patry, mère de Jacques, travaille à l'extérieur. Le faire garder par des étrangers, non!

Jacques songe à trouver un emploi plus rémunérateur. En lisant La Presse, France a peut-être trouvé une solution à leur problème. La ville de Montréal recrute de nouveaux policiers. Jacques n'aime pas son travail en comptabilité. Il ferait un bon policier. Il respecte son prochain, il a le sens civique et il est sociable. Lorsque France en parle à son mari, il trouve intéressante l'idée d'entrer dans la police, surtout que le salaire offert est attrayant.

Quelques jours plus tard, il lui dit:

-Ma mère nous invite a venir la visiter à son chalet de l'Île aux Pruches. La fin de semaine prochaine, mon oncle Georges y va. Il est policier depuis de nombreuses années. Nous pourrions peut-être y aller et, par la même occasion, je pourrais lui demander des renseignements sur son travail, et connaître les possibilités pour moi de me faire engager par la Ville de Montréal.

-Si tu veux y aller pour discuter avec ton oncle, il serait préférable que tu y ailles seul. Jean a un petit rhume et il n'est pas d'assez  bonne humeur pour l'amener visiter sa grand-mère. Tu pourrais y aller passer la journée de dimanche.

-C'est une bonne idée, France, j'irai en fin de semaine.

 

 

 

Cette page a été mise à jour le
27 Nov.  2002

 

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